|
|
Where
are they now ? cliquez aussi dans les images et sur les mots soulignés ! |
||||||||||
Plan du siteAvis de recherche :
Les instruments retrouvés
Liens - Vous souhaitez nous aider ? Autres pages de ce site dédiées au clavecin et clavecinistes :
Liens externes :
|
"Aujourd'hui on ne joue presque jamais du clavecin et encore moins de l'épinette et de la virginale. Bien rares d'ailleurs sont ceux de ces instruments d'antan sur qui il soit possible de jouer des morceaux. . Mais si la plupart de ces instruments ont perdu la voix, en notre temps où règne le piano, les uns et les autres conservent toujours leur séduisant aspect et sont recherchés comme curiosités ou meubles anciens décorés" - propos de Paul Sentenac en mai 1923 dans "La renaissance de l'art français" . .... que de chemin parcouru depuis ! Grâce à sa passion, comme musicien puis comme antiquaire , mon Grand père Marcel Salomon a participé au renouveau du clavecin comme en témoignent les propos ci-après receuillis par Pierre Host pour la revue musicale "Panorama instrumental", ainsi que les photos reproduites dans ces pages à partir des anciens catalogues du Berceau Royal..
Marcel Salomon.- Autant qu'il m'en souvienne, j'avais quinze ans, lorsqu'en 1903, je trouvai par hasard, chez un marchand de musique, un harmonium en acajou, d'époque Empire, qui était en parfait état. Comme je jouais du piano, j'en fis l'acquisition pour cinquante francs (toutes mes économies !). Par la suite, je découvrais chez des antiquaires un piano forte, puis une viole d'amour, une épinette et une pochette. Les années passaient et j'achetais, quand l'occasion se présentait, tous objets et documents ayant un rapport avec la musique sous tous ses aspects. La chambre que j'occupais, chez mes parents, devenait pour moi musée et ma joie était vive de voir s'enrichir ma modeste collection. En 1908, je partais faire mon service militaire à Compiègne - dans la musique, bien entendu -durant deux ans. En 1911, je prenais possession d'un magasin à Saint-Germainen-Laye, cédé à un de mes oncles par un antiquaire qui se retirait des affaires. Ce magasin (assez vaste) portait l'enseigne : " Au Berceau Royal ".J'ai eu l'idée d'exposer dans l'une de ces pièces de mon magasin, tous mes instruments et d'en faire un salon de musique. Devant le succès obtenu assez rapidement, je vendis toutes mes découvertes musicales - cela m'incita à chercher et à découvrir des instruments de musique anciens, souvent intéressants, à claviers ou à cordes.... P.H. - Et comment êtes-vous parvenu à rassembler une telle quantité d'instruments, d'objets et de documents ? M.S. - En voyageant et en acquérant chez des collectionneurs comme le comte E. de Briqueville que j'ai très bien connu ; il me recevait dans sa demeure, à Versailles. II évoquait ses souvenirs, son érudition, sur la vie au château de Versailles, était passionnante. II me vendit plusieurs très belles pièces de sa collection. Je me rendis acquéreur de la presque totalité de la collection Léon Savoye en 1924. Me Lair Dubreuil en dirigeait la vente. J'étais également en rapport avec de nombreux artistes et des musiciens célèbres du monde entier qui venaient visiter ma galerie. P.H. - C'est grâce à vous, si le clavecin a repris depuis cinquante ans la place qu'il joue maintenant dans la vie musicale. M.S. - En partie peut-être il ne faut rien exagérer ! Mais il ne faut pas oublier là, le rôle essentiel de celle que je considère comme la plus grande dame dans l'art de jouer du clavecin : Wanda Landowska. Cette prestigieuse artiste m'a accordé sa sympathie ; très souvent elle venait chez moi, se plaisant à jouer sur mes clavecins, épinettes et clavicordes. Elle fit beaucoup dans l'école qu'elle fonda à Saint-Leu où elle forma des élèves qui devinrent eux aussi célèbres, et qui à leur tour, firent des adeptes et des artistes renommés, que nous entendons journellement, tant en France qu'à l'étranger Extrait de l'Enquête du mois dans "Panorama instrumental " de décembre 1971 - |
||||||||||
e-mail
|
|
||||||||||