baroque
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"Le monde est vieux, dit-on : je le crois; cependant

Il le faut amuser encor comme un enfant."

(Le pouvoir des fables - Jean de la Fontaine)

Au XVIIème siècle, la déclamation fait partie des "Arts d'agrément, sans contredit, un des plus brillans, un des plus faits pour séduire et procurer à la société des plaisirs nobles et d'utiles délassemens".

Les compositeurs ne greffaient pas des mots sur la musique mais partaient du rythme, de la hauteur, du débit et des particularités du texte à déclamer. C'est sous l'influence du jeu des Acteurs de Théâtre que sont composés les récitatifs des opéras de cette époque, qui nécessitent beaucoup d'inégalité (c'est à dire de contraste) dans la voix et dans le geste. L'expérience des prédicateurs peut servir ceux qui ont pour tâche de s'exprimer en public, et en particulier l'Acteur-Chanteur, et leurs recommandations ne manquent pas :

"comme le corps a trois dimensions, aussi la voix a trois principales différences; celle de la hauteur ou de la bassesse, celle de la contention ou de la douceur, et celle de la vitesse ou de la tardivité. ".

Les influences de la Chaire et du Barreau sur le Théâtre sont soulignées dans de nombreux traités, du fait de leurs principes communs pour la déclamation. Les qualités diverses de la prononciation revêtent une importance particulière, qui peut surprendre aujourd'hui, mais sont très propres à exprimer vivement certains bruits, ou certaines passions qu'elles se proposent d'imiter. De nombreuses sources nous permettent d'en retrouver les règles, parmi lesquelles on trouve même des exercices: "Je ropré le neu orrible qui m'un-it a toa. Le blé ê chèr. J'a-n anvôae un mui a ma fille. Le ni êt anlevé. Lê moa-nô se sont anfui. Sen Qlou êt un endroa charman. "

(d'après"Le Traité de Chant & de Mise en Scène Baroques"de Michel Verschaeve)

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